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À Évian, Les Mélèzes s’ouvrent à la danse sur un plancher sur mesure

À Évian, la maison née de l'amitié entre Antoine Riboud et Mstislav Rostropovitch s'ouvre à la danse. Le 5 juillet 2026, un gala présenté avec l'Opéra de Paris a inauguré La Source Vive, la salle voulue par la mécène Aline Foriel-Destezet, et son plancher Harlequin découpé sur mesure, pensé pour que rien ne freine le mouvement. Récit d'une ambition : faire dialoguer musiciens et danseurs sur un pied d'égalité, au bord du Léman.

07.08.2026

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Au bord du Léman, Les Mélèzes, nés de l’amitié entre Antoine Riboud et Mstislav Rostropovitch, écrivent une nouvelle page : celle de la danse. Le 5 juillet 2026, un gala inaugural présenté en collaboration avec l’Opéra de Paris en donne le coup d’envoi. Car La Source Vive, la nouvelle salle voulue par la mécène Aline Foriel-Destezet, a été pensée pour accueillir tous les arts, et offrir à la danse un sol à la hauteur.

À Évian, l’histoire des Mélèzes ne commence pas en 1993, l’année où La Grange au Lac fut élevée en moins d’un an, mais en 1976 : la délégation de service public du casino imposait alors d’organiser des manifestations culturelles, pour que l’art rééquilibre l’activité du jeu. De cette contrainte est née une vocation, portée par Antoine Riboud et le violoncelliste Mstislav Rostropovitch, directeur artistique du festival dès 1985. Une longue continuité culturelle qui forme aujourd’hui, selon le directeur général Alexandre Hémardinquer, l’ADN du lieu.

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La Source Vive | Les Mélèzes. © Matthieu Joffres

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La Source Vive | Les Mélèzes. © Matthieu Joffres

D’une maison de musique à une scène de danse

La page la plus récente s’ouvre en novembre 2017, lorsque Aline Foriel-Destezet confie son rêve d’une salle de concert à Évian. Héritière du groupe Adecco et figure incontournable du mécénat, elle compte parmi les plus grandes mécènes de la musique classique en France et en Europe : Philharmonie de Paris, Festival d’Aix-en-Provence, Opéra royal de Versailles, Les Arts Florissants, et l’Opéra national de Paris, dont elle soutient le Ballet et où elle a déjà contribué à la rénovation des planchers de danse de Bastille. La Source Vive est l’aboutissement de cette passion pour les arts. Conçue non comme une rivale mais comme un prolongement complémentaire de La Grange au Lac, elle a surtout été voulue, dès l’origine, pour accueillir toutes les formes d’expression artistique, de la musique à la danse. Les deux salles se répondent : à La Grange au Lac et ses mille places, les grands ensembles et les formations symphoniques ; à La Source Vive, plus intime avec ses cinq cents places, les formes resserrées, de la musique de chambre aux petites formations, et désormais la danse. Pour mieux articuler ce dialogue, La Grange au Lac a elle-même été retravaillée en 2023, avec un plateau agrandi et une acoustique affinée. Réunies sous le nom du lieu-dit, les deux salles forment aujourd’hui un même ensemble : Les Mélèzes.

Maison de musique avant tout, Les Mélèzes veulent être un lieu où tous les arts dialoguent. La danse y prend une place croissante, fidèle à une tradition déjà ancienne et à la passion de la fondatrice. Avec un parti pris fort : privilégier la musique live à la bande-son, pour que danseurs et musiciens créent ensemble, à parts égales. Cette ambition s’appuie sur de grands partenaires, parmi lesquels l’Opéra de Paris, le Prix de Lausanne et la Philharmonie de Paris, et vise la résidence et la création sur le temps long. Le gala du 5 juillet en donne le coup d’envoi : Carlos Acosta et sa compagnie Acosta Danza autour du Faune de Sidi Larbi Cherkaoui, et la danseuse Roxane Stojanov.

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Faune de Sidi Larbi Cherkaoui par Acosta Danza. © Matthieu Joffres

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Faune, Acosta Danza. © Matthieu Joffres

Signe de l’attention portée aux jeunes espoirs, la lauréate du prix qu’elle dédie à de jeunes danseurs, Viola Ymeri, partagera la scène à ses côtés avant de rejoindre l’Opéra de Paris : la transmission se joue ici en direct, sous les yeux du public.

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© Matthieu Joffres

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La jeune lauréate du prix Aline Foriel-Destezet. © Matthieu Joffres

Un plancher de danse pensé sur mesure

Reste alors à donner corps à cette ambition : un sol digne des plus grands danseurs. À l’opposé de la frugalité de La Grange au Lac, La Source Vive est une salle hautement équipée, à l’acoustique conduite par l’acousticien Albert Yaim Chou et le cabinet Méta. La même exigence a présidé au choix du sol, guidé par les danseurs eux-mêmes : consultés, ils ont unanimement cité Harlequin comme la marque de référence. L’ambition tenait en une idée simple : offrir un lieu sans le moindre frein, où le sol de danse serait une garantie de qualité, jamais une entrave. Car un sol qui ne serait pas à la hauteur d’une exigence professionnelle deviendrait, à lui seul, un obstacle pour les artistes.

Le choix s’est donc porté sur le plancher de danse Harlequin Liberty™ recouvert du tapis de danse Harlequin Duo™ : un plancher amortissant qui absorbe les chocs, sécurise les réceptions de sauts et offre aux corps la stabilité nécessaire. C’est la signature d’Harlequin, inventeur du tapis de danse il y a près de cinquante ans et partenaire de l’Opéra national de Paris comme du Prix de Lausanne, qu’il accompagne depuis quinze ans.

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© Les Mélèzes

Le plancher Harlequin Liberty™ découpé sur mesure, épousant la courbe de la salle.

Surtout, ce plancher a été découpé sur mesure pour épouser les formes de la salle, jusqu’à la courbe du gradin et le dessin du fond de scène. Modulaire, il se démonte et se réinstalle au gré des programmations, d’un soir de concert symphonique à un pas de deux : une souplesse et un professionnalisme que la direction technique du lieu a tenu à souligner. La meilleure preuve, peut-être, qu’un sol réussi est celui qui se fait oublier, celui qui disparaît sous les pieds pour laisser toute la place au mouvement.

Le 5 juillet n’est donc pas une fin, mais une ouverture : le gala prépare déjà la résidence de la saison suivante et la naissance d’une identité chorégraphique propre aux Mélèzes. À Évian, la maison née de la musique a trouvé son terrain de danse, et le meilleur sol, comme souvent, sera celui que personne ne remarquera.