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Julien Favreau, gardien d’un héritage en mouvement : «Quand tu danses, tout part du sol»
« Le miroir est un faux ami, presque un ennemi. Le sol, par contre, est ton ami. Quand tu danses, tout part du sol. » Après trente ans de scène, dont treize saisons aux côtés de Maurice Béjart, Julien Favreau dirige aujourd'hui le Béjart Ballet Lausanne. Dans cet entretien accordé à Harlequin Floors, il raconte l'héritage qu'il fait vivre, sa relation presque charnelle au sol de danse, et ce qui guide une grande compagnie dans le choix de son tapis de danse.
07.07.2026
Rencontre avec Julien Favreau, directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne.
« Le miroir est un faux ami, presque un ennemi. Le sol, par contre, est ton ami. Quand tu danses, tout part du sol. » Julien Favreau, directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne, a dansé trente ans avant d’en arriver à cette conclusion. Dans l’entretien qu’il a accordé à Harlequin Floors, il raconte pourquoi une compagnie ne choisit jamais son tapis de danse ou son plancher de danse à la légère.
Un « pur produit de la maison »
Julien Favreau a passé trente ans comme danseur au sein du Béjart Ballet Lausanne, dont plus de treize saisons aux côtés de Maurice Béjart lui-même. Formé à l’École-Atelier Rudra Béjart avant d’intégrer la compagnie, il se décrit avec le sourire comme « un pur produit de la maison ».
Aujourd’hui à la tête de la compagnie et de ses trente-huit artistes, il veut être « le gardien de cet esprit, de cette philosophie », sans pour autant figer la maison. « L’identité, l’héritage laissé par Maurice, c’est un peu l’ADN du Béjart Ballet Lausanne. Mais pour que cette compagnie ne tombe pas dans un côté compagnie-musée, elle doit aussi se développer », explique-t-il.
Au programme : des ballets iconiques du répertoire comme Dionysos Suite, mais aussi des créations confiées à des chorégraphes extérieurs, pour révéler « toutes les qualités artistiques et techniques » des danseurs d’aujourd’hui.

© Harlequin Floors Europe / Image issue de l’interview vidéo de Julien Favreau
Le sol, point de départ du mouvement dans la danse
Quand on l’interroge sur sa relation au sol de danse, Julien Favreau ne parle pas de matériel, mais de racines. « Le sol, c’est les racines, les bases, les fondements du danseur et de la danse. Parfois on le caresse, parfois on tape, parfois on tombe. Mais sans le sol, on ne pourrait pas danser. »
Il décrit une relation presque charnelle avec la surface de travail : « C’est comme une peau. On a envie qu’il soit chaud. Cette relation qu’on a avec le sol, elle remonte ensuite dans tout le corps. » À l’écouter, on comprend qu’un sol de danse ne se choisit pas sur catalogue : il se teste, pieds nus, en studio.
Le choix du sol de danse, au cœur de l’exigence artistique

© Harlequin Floors Europe / Image issue de l’interview vidéo de Julien Favreau
Quels critères pour un tapis de danse professionnel selon le directeur artistique du Béjart Ballet Lausanne ? « J’ai toujours aimé les sols plutôt souples, avec des tapis pas trop glissants, qui gardent de l’adhérence. J’aime que le contact avec le sol soit un vrai contact. »
Un tapis de danse trop glissant expose à la chute. Un sol trop dur, sans double plancher pour amortir, use les articulations à chaque répétition. C’est ce qui sépare un plancher de danse professionnel d’un simple revêtement, et c’est pourquoi les compagnies procèdent par essais.
« Ce n’est pas quelque chose qu’on nous impose. Il y a toujours une phase de test, et on essaye de trouver le meilleur sol et le meilleur tapis, ceux qui correspondent à ce que nous faisons. Avec Harlequin, il y a une vraie relation, une vraie collaboration, et ça, c’est génial. »
Faire vivre l’héritage de Maurice Béjart
L’entretien revient longuement sur la figure de Maurice Béjart, dont l’héritage « fait partie de l’histoire de la danse ». Julien Favreau garde des heures de studio un souvenir précis : « C’étaient des heures de vrais échanges, un vrai partage. Maurice nous disait : tu dois lire ce livre, voir cette exposition, écouter cette musique. Le lendemain, on revenait au studio enrichis d’autres choses. »
Pour lui, la transmission passe par les corps : « Le fait que ces œuvres créées dans les années soixante et soixante-dix soient maintenant interprétées par une jeune génération de danseurs de notre époque, ça rend le ballet vivant. » Il résume : « Parfois on fait un pas en arrière, mais après on fait trois pas en avant. C’est la vie du danseur, et c’est la vie de l’humain tout simplement. »
Cap sur 2027 : un double anniversaire avec Harlequin
L’année 2027 marquera un double anniversaire : le centenaire de la naissance de Maurice Béjart et les quarante ans du Béjart Ballet Lausanne. « Il me tenait à cœur que la compagnie puisse retourner dans les villes, les théâtres et les lieux emblématiques qui ont compté dans l’histoire de Maurice », confie Julien Favreau.
La tournée passera par Bruxelles, Paris, Marseille et La Fenice de Venise, avec des reprises des grands ballets du répertoire. « Et dans lesquelles, évidemment, Harlequin nous accompagnera. »
Comme le Béjart Ballet Lausanne, testez avant de choisir : notre gamme de tapis de danse et de planchers de danse est disponible partout en France, et nos équipes envoient un échantillon gratuit sur simple demande.

© Harlequin Floors Europe / Image issue de l’interview vidéo de Julien Favreau
Vidéo d’interview complète
Cet échange avec Julien Favreau, réalisé à Bruxelles, prolonge cette réflexion sur la transmission, l’héritage et le mouvement. Nous le remercions chaleureusement pour la sincérité de ses mots et le temps accordé à cette rencontre.