Paroles d’experts
« Un sol de danse, ça se vit avec le client »
Depuis bientôt vingt ans, Anthony Navacchi accompagne conservatoires, opéras, écoles et compagnies dans leurs projets de sol de danse. Sa conviction : le meilleur plancher est celui que l'on oublie, parce qu'il protège, silencieusement, le premier outil de travail du danseur. Rencontre avec le sales manager d'Harlequin Floors, qui place l'humain avant le produit.
04.06.2026
Près de vingt ans qu’il accompagne les projets d’installation de planchers et de tapis de danse en France. Sales manager chez Harlequin Floors France, Anthony Navacchi incarne, aux côtés de ses collègues de l’équipe française, ce qui fait la singularité du leader mondial du sol de danse sur le marché français : une relation humaine de bout en bout, du premier échange jusqu’au jour où les danseurs entrent en studio.
Il y a des métiers que l’on n’imagine pas en sortant d’études et qui finissent pourtant par devenir une vocation. Celui d’Anthony Navacchi est de ceux-là. Depuis bientôt vingt ans, il accompagne conservatoires, opéras, écoles privées, compagnies, studios indépendants et particuliers passionnés dans leurs projets d’équipement, en France et au-delà. Sa matière première est le sol. Son obsession, qu’une fois ce sol posé, il se fasse oublier.
Une équipe française, du premier contact à la pose
Chez Harlequin Floors, « sales manager » ne signifie pas « vendre sur catalogue ». Cela signifie comprendre un lieu, un projet, un usage, parfois une histoire. « Quand un client m’appelle pour un conservatoire ou pour un studio, je n’arrive pas avec une fiche produit, j’arrive avec des questions. Qui dansera ici ? Combien d’heures par jour ? Quelles disciplines ? Le sol existant est-il plan, y-a-t-il des barres de danse ? »
C’est sans doute là que se joue la différence la plus tangible pour les architectes, les directions de conservatoire et les compagnies : l’équipe française d’Harlequin, gère les projets de A à Z, sur un territoire qui couvre la France, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse et Monaco. Anthony qualifie le besoin, écoute les contraintes, recommande la solution sur mesure puis coordonne livraison et pose avec les équipes techniques. Et il reste l’interlocuteur du client une fois les studios livrés, pour l’entretien, les questions du quotidien ou les agrandissements futurs.
« Du premier appel jusqu’à la pose, c’est la même équipe qui suit le dossier. Le client a un interlocuteur, pas un service client. »
Les chiffres traduisent cette confiance dans la durée. Plus de 47 000 m² de plancher Harlequin Activity™ et près de 45 000 m² de planchers sur plots amortissants en élastomère à double densité Harlequin Liberty™ et Flexity ont été installés en France, soit plus de 100 000 m² toutes gammes confondues. Un volume qui dit moins l’ampleur commerciale que le maillage tissé auprès des décideurs français, des conservatoires aux ballets nationaux, des écoles privées aux scénographes.

La santé des danseurs, une conviction qui guide chaque recommandation
S’il y a un sujet sur lequel Anthony Navacchi ne transige pas, c’est celui-là. « Un mauvais sol, c’est des blessures. Point. Tendinites, fractures de fatigue, problèmes lombaires. On l’oublie parce que le sol est invisible, mais c’est le premier outil de travail du danseur. »

C’est précisément la raison pour laquelle le Centre National de la Danse (CND) recommande aujourd’hui les planchers dits « de nouvelle génération », c’est-à-dire les planchers sur plots qui répartissent l’amortissement de manière homogène sur toute la surface, avec un rebond, sans l’effet trampoline qui peut être dangereux pour la santé physique des danseurs. Cette orientation marque une évolution par rapport aux planchers traditionnels à double lambourdage, dont l’inconvénient majeur est de présenter des points durs à l’intersection des lambourdes : selon l’endroit où il retombe, le danseur ne reçoit pas la même réponse du sol, ce qui crée des inégalités préjudiciables sur la durée.
Les planchers Harlequin Liberty™ et Harlequin Flexity appartiennent précisément à cette nouvelle génération de planchers sur plots, ce qui explique leur adoption croissante dans les écoles et conservatoires partout en France, et la confiance que leur accordent l’Opéra national de Paris, le Théâtre national de la Danse de Chaillot, la Maison de la Danse à Lyon ou l’Académie Princesse Grace de Monaco.
Des réalisations dont il est fier
Vingt ans de métier, c’est aussi vingt ans de souvenirs de projets, des plus grandes maisons aux plus petites écoles de quartier. Côté grandes institutions, Anthony Navacchi évoque l’Opéra national de Paris, à Bastille comme à Garnier, qui a confié à Harlequin plus de 3 600 m² de planchers Liberty au fil des années, les Conservatoires nationaux supérieurs de musique et de danse de Paris et de Lyon, le Théâtre national de la Danse de Chaillot, ou encore le Grand Théâtre de Bordeaux. Mais aussi des projets plus inattendus, qui rappellent que la danse déborde largement les conservatoires, comme le Moulin Rouge, équipé en Liberty en 2021, ou La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt.

Opéra national de Paris | © Alexander Hoernigk

Grand théâtre de Bordeaux | © Marc Ryckaert (MJJR)

Théâtre national de Chaillot | © Patrick Berger

Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon | © Vincent Delesvaux
Et puis il y a les projets à taille humaine, qu’il évoque avec la même fierté : l’école Les Ateliers d’Adèle, le Studio QuARTz In’OVATION à Lingolsheim, le Studio 8 Ballet Attitude à Nantes équipé en Harlequin Cascade™, ou le Conservatoire à Rayonnement Départemental de Paris-Saclay.
« Ce qui me touche, c’est quand on revient cinq ans plus tard pour un autre studio, ou quand une directrice de conservatoire recommande Harlequin à sa collègue d’une autre ville. C’est là qu’on sait qu’on a fait le travail correctement. »
L’humain avant le produit
Demandez-lui ce qui résume son métier et Anthony Navacchi ne parlera pas de mètres carrés ni de gamme. Il parlera des personnes. De la directrice d’école qui se bat pour faire financer un plancher digne de ses élèves. De l’architecte qui découvre la complexité d’un sol scénique. Du poseur qui finit un studio dans la nuit pour que la rentrée se passe bien. Du danseur qui dit simplement, après avoir essayé : « Là, je me sens en sécurité. »
C’est peut-être ce qui définit le mieux la philosophie d’Harlequin Floors en France : un savoir-faire technique mondial, porté par une équipe française à taille humaine, convaincue que le meilleur sol de danse est celui que l’on oublie, parce qu’il fait, silencieusement, parfaitement, son travail.
