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Filipe Lourenço, chorégraphe, inaugure le nouveau Harlequin Scène Système à LUX – Scène nationale
Le danseur et chorégraphe Felipe Lorenzo a inauguré le nouveau plateau Harlequin Scène Système de LUX – Scène nationale de Valence avec sa création Cheb. Pour l'artiste, l'exigence du sol est primordiale : il doit être un "partenaire silencieux" qui s'efface pour laisser place à la danse. Une exigence à laquelle Harlequin répond depuis ses débuts au Conservatoire.
27.10.2025
Le 30 septembre 2025 dernier, Filipe Lourenço a présenté Cheb à LUX – Scène nationale de Valence, sur un plateau tout juste rénové avec Harlequin Floors.
Sa danse a commencé en 1984 à Bourges, presque par hasard. Il pousse alors la porte de l’association Chant et Danses du Maghreb, qui s’appelle aujourd’hui Al Qantara, pour occuper son temps libre. Quinze ans plus tard, cette pratique est devenue essentielle : il a pratiqué, observé, transmis ces danses dites « folkloriques » jusqu’à les enseigner lui-même.
Par la suite, Filipe Lourenço poursuit son chemin au Centre national de la danse contemporaine d’Angers, avant de collaborer avec des chorégraphes comme Catherine Diverrès, Boris Charmatz ou Olivier Dubois. Être interprète lui a beaucoup appris, mais parfois aussi frustré : il dansait les idées des autres. En 2016, il choisit de devenir chorégraphe pour exprimer sa propre voix.
Il ne travaille pas uniquement sur des danses traditionnelles. Elles sont pour lui un point de départ, une base à partir de laquelle il peut donner sa vision de la danse contemporaine. Les danses du Maghreb nourrissent son travail, mais ce qui l’intéresse, c’est de les transformer, de les réinscrire dans un langage d’aujourd’hui.
Il constate aussi une folklorisation croissante des danses traditionnelles. Souvent exagérées ou mises en scène de façon très colorée, elles perdent parfois en authenticité. Mais ce processus a aussi une vertu : il permet de les faire connaître et de les maintenir vivantes, au lieu de les laisser tomber dans l’oubli.



« Un bon plancher, c’est celui qu’on oublie. »
Le sol, pour lui, est un partenaire silencieux. Trop dur, il use les chevilles et les genoux. Trop glissant, il rend chaque geste dangereux. Mais quand il est juste, souple, stable, avec la bonne accroche, il devient presque invisible. On n’y pense plus. Et c’est précisément là qu’il est le meilleur : quand il disparaît au profit de la danse.
Depuis ses débuts, Harlequin a toujours été présent. Au Conservatoire déjà, leurs planchers et tapis faisaient partie du quotidien. C’était une évidence : partout où il travaillait, Harlequin était là. Il a grandi avec cette marque, s’est formé avec elle, et sans vraiment y penser, elle a accompagné chaque étape de son parcours.
« Depuis mes débuts, Harlequin a toujours accompagné mon parcours. »
Il n’a pas d’autre référence, parce qu’il n’a jamais eu besoin d’en chercher une. Quand rien ne gêne, c’est que tout est en place. Et c’est exactement ce que Harlequin représente pour lui : une qualité qui se remarque surtout par son absence de défauts.
À Valence, en découvrant le nouveau plateau Harlequin Scène Système de LUX, Filipe Lourenço n’a rien eu à dire. Et c’est justement le signe qu’il est parfait : il offre le confort, la sécurité et la liberté dont les danseurs ont besoin, sans jamais s’imposer.